Qu’il soit simple, rustique ou ancien, qu’il ait une histoire de chateau ou d’une simple demeure, qu’il soit moderne ou neuf, mon siège est une pièce de mon mobilier sur lequel je passe, en moyenne, un tiers de ma journée…et parfois même davantage !
Cet objet est bien sûr culturel, car dans bien des parties du monde, les gens s’assoient à même le sol ou sur un tapis.
Mais moi ce matin, assise sur mon siège à roulettes pour vous écrire, je me relie mentalement à vous, mon postérieur et mon dos bien calés dans mon fauteuil. J’aimerais presque dire, que présentement, tout part de là, de mon siège ! Cet objet familier délimite l’emplacement où je me suis posé.e. Il a une petite emprise au sol, il fait partie de ma maison et de ma vie. Il me permet de rêver, de lire, de travailler, de me reposer, de m’inquiéter, d’écouter de la musique, de parler ou de dîner avec des amis… et même de faire des voyages imaginaires en position assise et immobile, sans parler de nos voyages bien réels en voiture, en bus ou en train ou en avion. Bref nous passons au bas mot entre six et huit heures par jour dans un siège.
Sur quoi êtes-vous installé.es au moment de lire ce billet ? Mon siège est souvent, à mon corps défendant, un élément incontournable de mon temple quotidien.
Et ce n’est pas rien, pour notre corps ! Et ce n’est pas bien pour notre corps !
Ne nous y trompons pas, notre siège ne doit pas devenir notre lieu de vie !
Pourtant la sédentarisation de notre civilisation nous entraine trop souvent à rester en position assise !
Alors « décidons » de ne pas rester coller dans notre siège. Sortons- en le plus souvent possible. Dégourdissons-nous les pieds et les jambes, bougeons avec tout notre corps, aérons notre cerveau… et respirons lentement en pleine conscience. Notre coeur et notre corps en entier nous disent Merci.
