Les mutants sont-ils prêts…

Les mutant.es sont-elles prêt.es pour le voyage vers le futur ?

Nous sommes toutes et tous appelé.es à muter. Non pour jouer dans un film de science- fiction, mais pour participer à l’après Covid. Pour cela il nous est donné, présentement, ce temps de transition …
En ces temps insolites nous devons « prendre sur nous ». Expression qui en dit long ! Nous devons apprendre à charger notre mule autrement. Au lieu de ralentir la cadence ce temps de transformation est une course de vitesse pour nous adapter…pas nous réadapter, non, mais bien nous adapter pour la suite de notre histoire commune et d’une société partagée. Le gâteau restera le même, mais les parts seront plus petites. 

Jamais personne n’a eu à faire cette gymnastique mentale et cognitive, même si toutes les guerres ont demandé un immense travail de reconstruction et de mémoire (psychologique, morale et matérielle). Tout va bouger. Tout est entrain de bouger pendant notre somnolence imposée.
Si nous pensons que nous allons gentiment reprendre le cours de nos affaires, comme nous les avons laissées à la veille du 17 mars, nous allons être très déçus. A la sortie du tunnel, le tissu social et économique aura changé. Beaucoup de personnes auront perdu leur travail. On prévoit 5 millions de chômeurs supplémentaires. Peut-être même en ferais-je partie !

Si nous ne l’avons pas déjà fait, nous devrons enlever nos lunettes roses et regarder en face le monde nouveau en train devant nous. Bien sûr cette transformation ne se verra pas à l’œil nu dès le premier matin. C’est un processus qui se mettra en place au fur et à mesure du déconfinement, du dégel, de la sortie de la caverne. Certain.es d’entre nous seront ébahi.es, ébloui.es, engourdi.es, cassé.es…d’autres seront euphoriques, joyeux, insouciants…peut-être même les deux à la fois. Mais lorsque nous réaliserons que le temps du confinement est terminé, nous serons déjà au cœur de ce processus enclenché depuis des semaines.
L’autre jour j’ai parlé de renoncement. Cela me parait être la première nécessité pour envisager une transformation de nos paradigmes, tout en restant fidèles à nos valeurs profondes…Je ne suis pas utopiste, disons simplement que j’espère un monde nouveau avec des personnes un peu meilleures ! Pour ce faire nous sommes tous appelé.es à un devoir de modestie et de sobriété, c’est-à-dire savoir se contenter du suffisant, d’une part du gâteau moins grande et moins riche ! Est-ce possible après des décennies d’opulence ? C’est le défi que nous nous lançons en tant qu’homo sapiens (et non propriétaires) demeurant sur une seule et même Terre…sans oublier les habitants qui l’ont habitée avant nous.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *