Pas égaux devant la peur, mais…

Corona par ci, Covid par là
Confinement par ci, frustration par là


Plus que ces mots à la bouche? Plus que cela dans la tête durant la journée et parfois même la nuit !

Si nous-même ou l’un de nos proches est touché, la peur s’immiscera dans tous les instants, dans tous les pores de nos vies. Ne tournez pas, ne gardez pas à l’intérieur de vous cette angoisse qui vous échappe. Nous sommes solidaires dans cette épreuve. Exprimez auprès d’une oreille de confiance votre peur ou ce que vous vivez de difficile et peut-être même ce que vous ressentez comme une injustice. 

Des sentiments mitigés, incertains nous traversent tous la tête en ce moment. Même si on dit que la peur est la « reine des émotions », émotion essentielle à notre survie, car elle nous protège depuis la nuit des temps contre l’ennemi, nous avons oublié que la maladie, l’accident font partie des risques de notre vie sur terre. Les activités de nos vies trop remplies ont occulté que nous ne sommes que de passage ici-bas. Pendant cette pandémie nous sommes forcé.es à regarder face à face, les yeux ouverts notre Finitude.

Rimbaud disait « nous ne sommes que des piétons sur cette terre ». Cette crise majeure nous donnera peut-être envie de redevenir de simples piétons et d’arrêter la course frénétique à la consommation…Je le souhaite de tout cœur.

D’un autre côté soyons humbles, même si nous sommes tous égaux dans la restriction de notre liberté de mouvements, nous ne sommes pas tous égaux devant le sentiment de la PEUR. Nous brandissons un bouclier devant cette émotion. Ce rempart est un refuge nécessaire pour continuer à vivre.
Je crois que ce qu’il y a de plus important aujourd’hui, c’est d’oser dire à quelqu’un de confiance, ce qui nous inquiète.

Reconnaissons aussi que nous pouvons osciller dans une même journée entre plusieurs états.
La solitude n’en est qu’une des conséquences et nous savons que nous retrouverons la liberté de rencontrer nos familles et nos ami.es.
Gardons l’ESPERANCE que ce jour n’est pas si loin.
La fête de Pâques est déjà dans nos cœurs.

Nous ne pouvons pas éliminer tous les risques, mais nous pouvons choisir de ne pas nous laisser submerger par cette émotion envahissante et anxiogène en ne nous laissant pas noyer sous la pression médiatique des chaines de tv et réseaux d’informations en continu. Coupons le fil ! Mettons sur Off !

Je me suis alors moi-même plongée dans ma peur. Elle existe bel et bien.
Ai-je peur de me retrouver à l’hôpital ? Ma réponse est clairement oui. Ai-je peur de mourir ? Bien sûr. C’est une de nos plus grandes peur et cette peur existe quelque part au fond de moi, depuis toujours.  Mon inconscient a trouvé des parades, mais la peur de la mort, surtout de mes proches, est une réalité à laquelle je n’échappe pas.

Mais …

J’ai cependant appris que nous ne sommes pas non plus complètement démuni.es devant la peur.
Ainsi je vous propose de faire un petit exercice pour mettre de la distance entre elle et nous.
Après avoir lu ce qui suit, je vous invite à fermer vos yeux, à desserrer vos mâchoires, à abaisser vos épaules et de faire ce qui est écrit : 

Imaginez que vous remplissez un ballon blanc (un ballon qui flotte dans l’air) avec votre émotion qui s’appelle « inquiétude ou peur »
Fermez ce ballon avec une ficelle…prenez le temps de le faire en mimant
Envoyez le dans le ciel  (il ne contaminera personne !)
Puis Regardez des beaux flocons blancs qui en retombent ! De la blancheur, de la pureté descendent sur vous, sur ceux qui vous aimez… et cette douceur forme sur votre visage un sourire.
Puis lentement Inspirez par le nez en associant mentalement (comme un chuchotement intérieur) à votre respiration les mots: « Je fais confiance à la vie »
Longuement Expirez par la bouche et associez-y les mots : « Je sens une agréable Présence (ou Force) en moi »

Vous sentirez peut-être une agréable douceur qui partira de votre ventre,  de votre poitrine… qui montera jusqu’au sommet de votre crâne …et qui coulera à travers tout votre corps jusqu’aux dix orteils.  Refaites-le plusieurs fois.

Vous pouvez ouvrir vos yeux, afin de retrouver la lumière.
Vous êtes maintenant prêt.es à accueillir tout ce que vous devez vivre,
sans ignorer que c’est l’ombre qui nous permet d’apprécier la Lumière
et que ce sont les clairs-obscurs qui nous révèlent les couleurs.

Je suis comme vous, avec vous toutes et tous, dans ces temps difficiles :
confinée et libre.

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